Hallo Leute!

Hallo Leute!
Amis du jour, Bonjour.
Amis de la journée, Venez.
Amis du soir, Bonsoir.


_________________ La ou tout n'est qu'illusion sachez que moi je serai toujours là pour vous _________________


« Le temps passe et les gens changent. Je pense que cette phrase vous correspond très bien. Vous n'êtes plus les personnes que j'ai rencontré, vous n'êtes plus les amis que j'ai connu, vous n'êtes plus les meilleurs amis que j'ai eu durant toute ces années. Je regrette cette époque ou nous étions si liés, ou vos principaux problèmes été d'ordre amoureux ou bien scolaire, maintenant vos questions se tourne vers quel hotels quatres étoiles allez vous dormir ce soir ... Je regrette les personnes que vous êtes devenus. Parfois j'en viens même a regretter qu'un jour on vous ai découvert. Je suis peu être quelqu'un d'égoiste mais moi je n'ai jamais laissé tomber les gens que j'aimais. Je n'ai jamais changé pour devenir une personne que je n'étais pas. Mes meilleurs amis me manquent ... Mes anciens meilleurs amis me manquent oui. »



On recommence tout du début. Nouveau design pour le blog. & Reconstruction de la fiction.
_________ En espérant que cette fois soit la bonne. =)
Je vous souhaite la Bienvenue & Bonne lecture surtout

N'hésitez pas à mettre des critiques elles seront toujours constructive. Bon vous pouvez aussi dire que vous aimez hein ^^ Je m'en plaindrais pas

J'espere que vous prendrez plaisir à lire ceuci. En tout cas merci à tous ceux qui le feront =D





Bisoux.
Jumbii.

Personnes voulant être prévenues:

# Posté le jeudi 28 août 2008 09:02

Modifié le vendredi 13 février 2009 12:34

Kapitel 1 #_

Kapitel 1 #_


Je m'appelle Helea, 18 piges et je suis dépendante. De qui ? De quoi ? Tout simplement de moi, de lui, de nous, de eux. Vous raconter ma vie ? J'ne peux pas. J'en ai pas. Ou plutôt, j'en ai PLUS. Pourquoi ? Par leur faute. Ils m'ont détruit, tuée, bouffée, écrasée, étouffée, je vous passe tous les adjectifs en « é ». Si je suis là aujourd'hui, ici, parmi vous, c'est juste parce que j'ai plus rien, je suis plus rien, seulement l'ombre de moi-même, un vague corps présent dans ce monde. Ne me regardez pas comme ça. J'y peux rien. Je sais que la plupart d'entre vous m'ont déjà vu dans les magazines peoples, en leur compagnie. Et vous devez surement vous demandez pourquoi je me plains. Tout le monde a le droit de se plaindre non ? Tout le monde a le droit de ne pas aller bien. C'est pas qu'une question d'argent où de célébrité vous savez. Y'a pleins d'autres choses qui comptent. Bref, je suis pas là pour disserter sur le fait qu'on ait le droit de se plaindre où non.

Aujourd'hui, ça fait plus de 7 mois que je ne les ai pas vus. 7 mois que je ne vis plus. Comment s'adapter à une telle séparation quand c'est la première fois depuis votre enfance que cela vous arrive ? Je devrais surement passer à autre chose mais lorsque vous vivez une relation fusionnelle et compliquée avec quelqu'un pendant plus de 2 ans, vous l'avez encore dans la peau, dans la tête, même après 7 mois.
Alors je suis comme les autres. J'oublie pas. J'peux pas, j'y arrive pas. Et j'pense que jamais j'y arriverai. Ils sont tout pour moi. J'ai passé mon enfance avec eux. C'est eux qui m'ont construite, qui ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui.
« Run away, run away, I'll attackkkkkkkkkkkk ». Excusez moi, je réponds. [.......] C'était encore l'un d'eux. Comment voulez vous que je les oublie dans ces conditions ?
Au fait, je viens de réaliser que je parle encore et encore d'eux mais que vous ne savez pas de qui il s'agit. Alors je vais vous le dire. C'est les 4 petits connards Allemands, vous savez, ceux qui font du rock. Le chanteur a la même tête que Sonic, son jumeau ressemble à une serpillère, le batteur peut se comparer à un nounours et le bassiste à une armoire à glace. Bill, Tom, Georg, Gustav qu'ils s'appellent. Et leur groupe, c'est les Tokio Hotel.
Et pendant que j'y suis, je vais carrément vous raconter mon histoire. De toute manière, les souvenirs, c'est la seule chose qu'il me reste. Puisque aujourd'hui je suis là. On croit toujours qu'on pourra s'adapter à une vie de luxe, une vie où on ne manque de rien, où nos moindres désirs sont exaucés, où tout le monde est à votre service juste parce que vous êtes « la copine de... » et que du coup, si vous n'êtes pas satisfaite, ben les gens autour de vous peuvent se retrouver sans emploi en moins de 20 secondes. Au début, cette vie, je l'aimais, j'en profitai. Pas comme eux, non, je la considérai plutôt comme un cadeau du ciel, une chance inespérée, quelque chose qui n'arrivait qu'une fois dans la vie. J'étais heureuse, il ne me manquait rien. J'avais un copain attentionné, un beau frère en or, et des amis de confiance avec qui je passai des heures avachie sur le canapé à bouffer des pizzas tout en parlant de la pluie et du beau temps, de la vie d'artiste, et de tout ce qui nous passait par la tête. Tout était parfait. Le genre de vie que vous n'imaginez même pas, même dans vos rêves les plus fous. Mais bien sur, la roue tourne comme on dit, et la chance laisse place à son contraire. Juste pare que quelqu'un considère que vous avez assez profité, qu'il est temps de laisser place aux galères et tout ce qui s'en suit. Alors le quotidien change, d'abord sans que vous ne le réalisiez. Des petits gestes qui se perdent, des paroles en trop, des manques... Puis des absences, des regrets, des mensonges... L'euphorie des premiers mois laisse place au sentiment de routine, d'abandon, de lassitude... Je me sens comme si j'avais pris de la drogue. Et là, je vis la descente aux enfers.

C'est ma vie, mon histoire. Bizarrement, je me souviens de tout. De notre rencontre, de notre enfance, du moment où nous nous sommes embrassés « pour de vrai », du jour où j'ai tout quitté pour vous, pour vous suivre, mais surtout pour toi, qui représentait tellement....
Je vais tenter de tout vous raconter, en prenant soin de ne rien oublier. J'espère que vous avez le temps, car je risque de parler pendant un bon moment.




La première fois que je les ai vus, c'était au CP. Déjà à cette époque, ils étaient différents. Différents entre eux, et différents des autres. Ils me fascinèrent dès que mes yeux se posèrent sur eux. Je sus tout de suite que nos destins étaient liés, que beaucoup de choses nous uniraient, que je partagerai une multitude de sentiments avec eux.
Tom fut le premier à se lancer. Il m'aborda avec un grand sourire, son jumeau sur les talons. Ce jour là, maman m'avait habillée avec ma petite robe blanche, celle que j'aimai tant. Il avait une tête de vainqueur avec ses cheveux longs. La première phrase qu'il me dit fût : « je te donne 5 deutschemarks et tu me montre ta petite culotte... ». Son double avait ouvert de grands yeux à l'évocation de cette phrase, sans doute choqué par son sens. Moi, je me contentai de rigoler en pensant « mais quel bouley ce garçon... -__-' ». Je n'avais alors que 6 ans. Il rigola en me voyant rire, et son jumeau fît de même. Depuis ce jour là, on nous appella le trio infernal. Nous ne nous quittions plus. Le duo Kaulitz s'entendait à merveille, et moi, j'étais au milieu, seule fille entre ces deux terreurs. Je fis les 400 coups avec eux. (enfin surtout avec Tom car Bill était toujours celui qui disait « nan, on devrait pas faire ça, on va se faire gronder »). Et Tom et moi, morts de rire. Quelques fois, cela finissait mal. On était punis et Bill prenait un malin plaisir à nous dire « vous voyez, je vous l'avais bien dit ». Alors son jumeau piquait une crise et tout dégénérait. Ils pouvaient devenir violents. Je me souviens de la fois où ils s'étaient frappés à coup de poêle. Au début, je rigolai jusqu'à ce qu'ils se fassent vraiment mal. Ils avaient tous deux finis avec un ½il au beurre noir. Bill, c'était le droit, et Tom le gauche. Même dans les disputes ils se complétaient. Ils étaient liés par bien des manières. Souvent, je n'existai plus à leurs yeux, tant la présence de leur double respectif se faisait forte. Des bribes de conversations m'échappaient, ils étaient dans leur bulle. Mais je respectai ça, trop émerveillée pour interrompre ces instants là.
J'étais devenue leur petite s½ur, leur protégée, petite fille qu'ils chérissaient. Je passai beaucoup de temps chez eux, à essayer la couture avec Simone, leur mère, où la guitare avec Gordon. Tom se débrouillait bien mieux que moi. Encore maintenant, j'arrive à lâcher quelques accords mais ma maîtrise de l'instrument n'a rien à voir avec celle de Tom. Ses doigts courent sur le manche avec une agilité déconcertante, et les notes qu'il sort me font frissonner. C'est comme ça qu'ils décidèrent de monter un groupe. Bill savait chanter, c'était indéniable. Ils commencèrent donc à écumer les bars, chantant et jouant de la guitare. Je les accompagnais partout, fière de dire aux filles qui venaient me voir qu'ils étaient mes meilleurs amis. Oui. Meilleurs amis. Je pouvais compter sur eux. Je savais que jamais ils ne m'abandonnerai, qu'ils continueraient à m'aimer comme maintenant, et que jamais nous ne serions séparés. J'avais en partie raison.
Puis, lors d'un concert dans un bar à Magdebourg, ils rencontrèrent les deux derniers membres de leur groupe : Gustav et Georg, les deux « G » comme j'aimais les appeler. Bientôt, ils rejoignirent la bande. Ils se baptisèrent « Devilish », démoniaque en Anglais. Ce nom me faisait peur. Et Tom ne manquait jamais une occasion de me le rappeler. Je m'entendais à merveille avec eux. Mais je sentais que Tom avait du mal à me partager. Des fois, ça lui arrivait même de s'énerver, et moi seule comprenait pourquoi. J'avais toujours été plus proche de lui plutôt que de Bill. Pourquoi ? Aucune idée. Tom me faisait rire, et il était toujours partant pour les choses interdites. On avait un peu le même caractère. Mais Bill, lui, m'apportait plus de tendresse. Il aimait me prendre le plus souvent possible dans ses bras. Nous étions frères et s½urs, et c'était le plus important.
Nous menions une vie des plus normale jusqu'au jour où Bill participa à son émission « Kinder Star Search ». Je me souviens de ses larmes quand il a appris qu'il avait perdu en final. Mais je me souviens aussi de l'éclat dans ses yeux quand leur futur producteur Peter Hoffmann lui annonça qu'il était intéressé.
Et c'est ainsi que leur collaboration commença. Pour leur plus grand bonheur. Ou malheur. Je sais pas.
J'étais attentive à leur travail, ils me demandaient souvent mon avis. Si je n'aimai pas, alors ils retravaillaient le morceau. Ils voulaient que tout soit parfait. Déjà à cet époque, le perfectionnisme faisait partit d'eux. Enfin, surtout de lui. Puis, ils durent changer de nom, « Devilish » n'étant pas assez accrocheur. Ils devinrent les Tokio Hotel. C'est tous fières qu'ils commencèrent leur conquête du monde. J'étais à leurs côtés. Je les soutenais. Ce fût comme ça que l'aventure commença.





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Impressions?


Avez vous des remarques concernant ce prologue?

# Posté le jeudi 28 août 2008 09:08

Modifié le vendredi 13 février 2009 06:46

Kapitel 2 #_

Kapitel 2 #_


Tom: « Lena, tu te bouges ? On doit y aller... »

Toujours il râle lui. C'est pas possible. Mes valises sont à peine prêtes. Mais comme d'habitude, on a un « planning » à respecter. Je leur en foutrais des plannings moi. Je referme violement mon dernier sac, et appelle Tobias pour qu'il vienne les prendre. Je descends rapidement ces escaliers que je connais par c½ur et sors sur le pas de la porte. Avant de partir, je me retourne vers cette maison que je ne suis pas prête de revoir avant un voir deux mois. Cette maison est la leur. Je la connais même mieux que la mienne, vu le nombre d'heures que j'y ai passé. Elle va me manquer. Le salon, la cuisine, leurs chambres... Tout notre quotidien se retrouve chamboulé une fois encore. Je commence à fatiguer de toute cette agitation, mais ils tiennent à ce que je sois toujours près d'eux. Alors je m'exécute, sachant pertinemment que j'ai autant besoin de leur présence qu'ils ont besoin de la mienne. Je ne supporterai pas d'être loin d'eux trop longtemps. J'embrasse Simone et Gordon, qui sont sur le perron.

Simone : « Prends bien soin d'eux d'accord ma chérie ? Et de toi aussi, cela va de soi. »

Moi : « Ne t'inquiètes pas, avec moi, ils vont filer droit ! »

Gordon : « Et fais en sorte qu'ils mangent un peu de légumes, et pas que des pizzas ! »

Tom sort la tête par la porte du tour bus, les yeux exorbités.

Tom : « Y'a pas moyen, je boufferai pas des légumes moi ! Et puis quoi encore ! Un être comme moi se doit de manger des pâtes et des pizzas tous les jours pour tenir la forme ! Alors Lena, t'as pas intérêt à nous faire manger ça, sinon on te dépose en route ! Na ! »

Moi : « Tomi, t'oserais pas. Tu le sais. Si je suis à plus d'un mètre de toi, tu paniques ! »

Tom : « Arrête de m'appeler Tomi LENA ! »

Moi : « Je cesserai le jour où tu m'appelleras par mon prénom, à savoir HELEA ! »

Tom : « Bah moi je préfère Lena ! »

Simone : « Bon vous avez fini les deux gamins là ? Aller, montez dans le bus avant qu'il ne démarre sans vous ! »

Tom : « Ca, ça risque pas ! »

Bill descend du bus pour aller serrer ses parents dans ses bras une dernière fois avant longtemps. Comme à chaque fois, les aurevoir sont difficiles. Bill pleure un peu, quelques larmes roulant sur ses joues. Tom fait le fier mais dans quelques minutes, une fois à l'intérieur du bus, il ira s'isoler un moment. Moi, je me contente de leur faire un bisou. Je monte les quelques marches du bus et m'assois à la fenêtre, en compagnie de mes deux copies conformes et fais un signe de la main. Les silhouettes de mes seconds parents rétrécissent au fur et à mesure que le bus s'éloigne. J'ai une boule au ventre, comme toujours lorsque je quitte Loitsche. Je contemple les paysages qui me sont si familiers. J'essaye de les regarder comme si je les voyais pour la dernière fois, afin de ne pas les oublier lorsque je serai loin d'ici. Comme prévu, Tom part à l'étage se mettre à l'écart et seul un Bill morose me fait face.

Moi : « Ca va aller Bill ? »

Bill : « Oui, oui t'inquiètes pas. Tu sais bien que je suis toujours comme ça quand on part. J'peux pas m'en empêcher, c'est normal après tout. Je pars pour longtemps, et malgré le fait que vous soyez tous là, ben je suis nostalgique. Mes parents me manquent déjà. »

Moi : « Normal. Et au fait, on les prend où les deux autres ? »

Bill : « Heu... Chez Gé' normalement. J'espère qu'ils ont pas oublié de se réveiller. Enfin, je m'en fais pas trop pour Gus' à vrai dire. Celui qui m'inquiète, c'est plutôt Gé'. On sait très bien qu'il aime dormir ce fainéant. »

Moi : « Si il est pas réveillé, crois moi qu'il le sera dès que j'arrive. »

Bill : « J'te fais confiance pour ça. Je suis tellement content que tu viennes avec nous. Je te remercie ma Lena... »

Moi : « Bill... »

Bill : « Pardon. Mais c'est que j'ai pris l'habitude avec Tom maintenant. »

Moi : « Bon, appelez moi comme vous voulez, j'suis fatiguée de me battre »

Bill : « Merci ! :D »

Il me remercie d'être venue. De rien Bill. Crois-moi que je peux faire beaucoup de choses pour vous. Je suis si heureuse d'être là. Même si pour ça, je dois sacrifier beaucoup. Parents. Amis. Etudes. Ma vie quoi. Parce que dorénavant, c'est VOUS ma vie. J'ai fait ce choix de moi-même, personne ne m'a forcée. Et tout le monde l'a accepté. Mes parents en ont d'abord parlé avec Simone et Gordon. Normal. Mais ils ont vu à quel point j'avais besoin de vous. Alors ils m'ont laissée partir. Certes avec un peu de craintes et de déception. Mais ils me soutiennent. Mes cours, je les prends par correspondance, tout comme Bill et Tom. Mes amis ? Ils se divisent en 2 catégories : ceux du début, de mon enfance... bref, ceux sur qui je peux compter, et les autres. Ceux qui se sont rapprochés de moi uniquement parce que je suis la meilleure amie des Kaulitz, les membres de Tokio Hotel. Bien sur la majorité sont des filles. Et elles sont prêtes à tout pour pouvoir les approcher. Elles m'invitent chez elles, m'offrent le ciné, m'accompagnent faire les courses... Bref, elles me lèchent le cul dans le seul espoir que je les introduise dans le cercle très fermé des Tokio Hotel. Le pire dans tout ça, c'est qu'elles sont persuadées que je ne me doute pas de leur petit manège. Erreur. Je ne suis pas dupe. Désolée. Alors je fais semblant, revêtant mon costume de « bonne amie » qui en appelle certaines « chérie », « petit c½ur » ou encore « puce ». Si elles savaient à quel point je les méprise. Je ris intérieurement, me délectant de leur jeu minable. Encore personne, pas même mes « vrais » amis n'ont pu être présentés à « eux ». Je les préserve. Je les protège. Plus que moi. Je ne veux pas que des rapaces intéressés uniquement par leur argent où par les avantages qu'ils peuvent fournir viennent mettre le grappin dessus. Ils sont à moi. A moi seule. J'ai l'exclusivité sur eux 4 mais surtout sur eux 2. Dans un sens, ils m'appartiennent, tout comme je leur appartiens. Je ressens une certaine jalousie à l'encontre de toutes ces filles qui les attendent devant leurs hôtels etc... Elles ne savent pas que moi, je peux aller dormir avec celui que je veux, que je suis avec eux 24/24 7/7. Je suis jalouse d'elles alors que le contraire serait plus logique.

Bill : « A quoi tu penses ? »

Je reviens à la réalité. Je plonge mon regard dans le sien, comme j'aime le faire. A chaque fois, il est troublé. Cette fois ci ne déroge pas à la règle.

Moi : « A nous tous. »

Bill : « Mais encore ? »

Moi : « bah... A notre amitié, à tout ce qui nous unit. A la chance que j'ai d'être là... »

Bill : « C'est nous qui avons de la chance de t'avoir. Tu nous ais d'une aide précieuse et d'un grand soutient moral. Sans toi, je sais pas ce qu'on ferait... »

Moi : « Pas grand-chose, là est le problème ! »

Bill : « Méchanteuh ! »

En levant les yeux, j'aperçois Tom qui redescend pour venir se joindre à nous. Dans quelques minutes, nous atteindrons Magdebourg, la ville des deux derniers. Je prie pour qu'ils soient prêts, sinon, j'en connais un qui ne va pas garder son calme bien longtemps.

Tom fait le pitre, comme à son habitude, et manque de finir par terre, après un violent ralentissement. Il nous regarde, choqué. Remet sa casquette en place. Se rassois. Fin de l'histoire. Il attache même sa ceinture. Je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire. Gott qu'il est débile quand il s'y met. Je me demande si je n'ai pas pensé tout haut.

Tom : « Merci, dis que j'ai l'air débile aussi nan ? »

Moi : « J'osais pas. ^^ »

Tom : « Sympa... Hé ! On arrive !! Tadaaaa ! Je vais aller te le secouer le Gé' il va pas s'en remettre, je vais aller déclencher la 3ème Guerre Mondiale dans sa chambre ! héhé ! »

Moi : « Faut toujours que tu fasses le con. T'es pas possible. »

Il me regarde. Me tire la langue. J'aime son visage. J'aime le grain de beauté sur sa joue. Son piercing. Sa bouche. Si parfaite. Ses dreads. Peu communes mais qui lui vont si bien. Ses yeux. Bruns. Légèrement en amende. Et son sourire. Tellement craquant. Tellement dragueur aussi. Bref, j'aime la perfection de son visage. Je le suis des yeux tandis qu'il court à l'extérieur du bus tout en se tenant l'entre jambe à cause de son baggy. Il trouve le moyen de se prendre Gus' en pleine face. Et il stop net en voyant Georg apparaître derrière. Tout propre. Tout bien habillé, bref, tout en beauté.

Tom : « Scheiβe ! Moi qui voulait aller te réveiller mon chou... »

Georg : « Loupé ! T'as les boules hein ? »

Tom : « Bah comme d'hab, elles me quittent jamais... 8-p »

Tout le monde se regarde, navré par la blague de Tom. Il en fait toujours des tonnes. Je prends Georg et Gustav dans mes bras et me replace près de Bill. Une fois les bagages chargés, nous disons au revoir aux parents de Georg et remontons dans le Tour Bus. Direction : la France. Je n'ai jamais visité ce pays. La seule fois où j'y ai mis les pieds, c'était pour leur concert au Trabendo le 9 Mai 2007... Là, ils font carrément une tournée... Encore des ennuis en perspective.

Je les entends déjà se bagarrer pour savoir qui dort au dessus de l'autre. J'entends d'ici Tom qui rouspète pour dormir en haut. D'ailleurs, le voilà qui descend pour venir s'asseoir près de moi.

Tom : « J'men fous, je dormirai sur la couchette du dessus » bougeonnait-il pour lui-même.

Moi : « Il t'arrive quoi encore le poulpe ? »

Tom : « Appelle moi encore une fois comme ça, et je te fais regretter d'être venue ! Il se passe que je veux dormir en haut ! Nan mais c'est vrai, quand tu dors en haut, t'es préservé de tout... Imagine Georg au dessus. Dans la nuit, s'il a des problèmes d'intestin, qui est-ce qui va morfler ? C'est bibi ! »

J'éclate de rire. Il pense vraiment à tout. Il analyse tout, tout le temps. Bien sur, il choisit les meilleures options pour lui. Egoïste et réfléchi. Deux mots qui le caractérisent. Bon, par contre, avec les filles, c'est une autre histoire. Mais chaque chose en son temps.

Il rigole avec moi. Il me fixe. Contrairement à son frère, c'est moi qui suis troublée dans ces moments là. Il a beau être mon meilleur ami, son charme ne me laisse pas insensible. Idem pour Bill. Si je devais choisir, j'en serai incapable. Ils se ressemblent trop. Deux être quasi parfaits. Deux corps bien distincts cependant. Physiquement, il n'y a pas plus différent que ces deux là. Pourtant, le choix serai impossible.

Mais après tout, qui m'a demandé de choisir ?




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Impression?

Passage / réplique préférée?



Y'a-t-il quelque chose à modifier dans l'histoire la mise en page?

# Posté le vendredi 29 août 2008 10:52

Modifié le vendredi 13 février 2009 06:45

Kapitel 3 #_

Kapitel 3 #_


Le trajet me semble interminable. La première ville où nous allons : Clermont-Ferrand. Inconnue au bataillon. Déjà que j'arrive à peine à situer Paris. Alors Clermont-Ferrand... Mais c'est pareil pour les françaises. On leur demande de situer Stuttgart, elles vous regardent avec de grands yeux ronds en disant que les seules villes qu'elles connaissent, c'est Hambourg, Loitsche, Magdebourg, Leipzig, Halle. Alors qu'on ne vienne pas me faire la leçon.
Les garçons jouent à la PlayStation depuis presque deux heures. Ils alternent fous rires et disputes. Je les regarde, amusée. Tom se fait rétamer par Georg au jeu de voiture. Alors il râle. Comme d'habitude. On parle de moi mais je crois que c'est lui qui décroche la palme. Il est mauvais joueur. Des fois, il arrive même à plomber l'ambiance. Et tout le monde se barre, énervé. Il a le don de foutre la salle ambiance. Oh que oui. J'me souviens d'une fois, pendant le Schrei Tour, où il s'était mis tout le monde à dos pour un truc sans importance. Le concert avait foiré. Et c'est qu'une fois dans le bus qu'ils s'étaient réconciliés. J'essayais souvent d'arranger les choses, avec plus où moins de succès. Dans ces cas là, ils me prennent toujours à partie. C'est chiant à force. Alors j'adopte la position neutre et je les laisse se débrouiller. Je vais m'affaler dans le canapé du bas, pour regarder les paysages défiler à la fenêtre.
Encore 10 heures de route. A ce rythme là, je ne tiendrai pas. Ils gueulent de plus en plus. Ah tiens, quelque chose vient de tomber. Pourvu que ce soit la Play... Georg redescend, mort de rire.

Moi : « Qu'est ce que vous avez fait encore ? »

Georg : « Bah rien, j'ai encore battu la serpillère à la Play. »

Moi : « Tu veux pas le laisser gagner un peu ? Histoire qu'il nous pourrisse pas l'ambiance à chaque fois quoi... »

Georg : « Il a qu'à savoir jouer. »

Tom : « Je saiiiiiiiiiiiis jouerrrr ! C'est toi qui triche » hurle-t-il depuis l'étage.

Georg : « Ouais. Bien sur Tom. Et mon cul c'est du poulet ! »

Tom : « Ca, je sais pas. J'ai pas trop envie d'aller vérifier. Si ça avait été celui de Lena, je dis pas. Mais là... j'émets quelques réserves... xD »

Moi : « -__-' Il m'énerve quand il parle comme ça. »

Georg : « Tu le connais assez pour savoir que c'est de l'humour. »

Ouais. Bien sur. Et mon cul c'est de l'agneau. Tom se sent toujours obligé de dévier sur le cul. Toujours. Enfin bon, on le changera pas. Gros pervers il est, gros pervers il restera. Après une folle discussion sur la nouvelle tournée, ils décident d'un commun accord qu'il est temps de faire la sieste. On a même pas encore mangé qu'ils veulent déjà dormir. Ils se couchent dans leurs lits respectifs. Et comme à mon habitude, je vais me coucher dans le lit de Bill. Bon, faut se serrer, je l'admets. Mais une fois installée, j'y suis bien. C'est notre rituel à Bill et à moi. Je m'allonge toujours à gauche de lui. C'est comme ça. Je me pelotonne contre son corps chétif, et il prend ma main droite dans la sienne. Ses doigts montent et descendent, dessinant les contours de celle ci. Il fait tout le temps ça. Puis il joue avec elle jusqu'à ce qu'il s'endorme. C'est comme ça depuis nos 7 ans. A chaque fois que je dors chez eux, c'est avec lui, et lui seul. Ca n'empêche pas son frère de venir parler avec nous. Mais quand vient l'heure de dormir, plus rien n'existe pour lui, à part ma main. Je sais pas d'où sa vient. Ni quand c'est arrivé. C'est comme ça c'est tout. Bill n'a jamais eu besoin de doudou. Enfin si : ma main.
Je finis par m'endormir également, et pendant mon sommeil, je sens ses bras s'agripper à mon ventre. Je sens son souffle chaud sur ma nuque, preuve qu'il s'est mis de côté. Je ne suis même plus choquée où surprise par tous ces gestes. Ils sont devenus habituels. Même les autres ne s'en soucient plus. Ils savent que Bill a besoin de moi quand il dort. La fatigue prend le dessus. Je dors jusqu'à ce que les vibrations de bus cessent d'un coup, nous indiquant une pause déjeuner. Je m'étire et réveille Bill, qui tient toujours ma main. Nos doigts se sont enlacés pendant notre sommeil. Il ne le remarque même pas, où du moins, n'en dit rien. Comme d'habitude.
Les garçons sont fatigués. Ils mangent à peine. Ils s'énervent. Disent que la pause déjeuner n'était pas nécessaire, qu'ils auraient pu manger en route. Ouais. Mais le chauffeur, et tous les autres qui suivent derrière, ils mangent quand eux ? Certaines de leurs réflexions m'exaspèrent au plus haut point. L'égoïsme fait partie de leur vie. Depuis quelques temps déjà. A chaque fois, je manque de m'énerver mais je prends sur moi. Pas la peine de mettre encore plus de tension. Alors je me tais. Et attend que leur sale humeur passe. Ca, c'est le manque de sommeil. Ils sont toujours grognons quand ils ne dorment pas assez. Le bus repart et nous sommes tous les quatre autour de la table, dans le lounge. Tom se rendort, idem pour Gus' et Gé'. Moi, je suis recroquevillée, mes bras autour de mes jambes. Je m'enfonce un peu plus dans ces fauteuils de cuir beige, et regarde la pluie qui commence à tomber. Bill est en face. Il la contemple aussi. Il doit penser à ses cheveux. Au temps qu'il va mettre pour les sécher quand il sortira du bus. Une vraie fille. Pire que moi. Minimum deux heures dans la salle de bain le matin. Moi, 45 minutes. Il ne comprend pas. Et moi non plus, je ne comprends pas que quelqu'un passe autant de temps dans une salle de bain pour son physique, pour son image. Mais après tout, c'est l'un des membres les plus adulé de Tokio Hotel. Alors il ne doit pas décevoir. Je rigole. Il me regarde. Lève son sourcil droit en signe d'incompréhension. Inconsciemment, il s'est mis dans la même position que moi. Il n'a pas du comprendre mon rire soudain. Ne t'inquiète pas Bill. Tout va bien. Oui, tout va pour le mieux. Pour l'instant.

Bill : « Pourquoi tu rigoles ? »

Moi : « Pour rien, je pensais à la pluie... et à tes cheveux. xD »

Bill : « J'pensais à la même chose =D »

Moi : « Je sais, c'est pour ça que j'y pensais. »

Bill : « On est des connectés du cerveau !! ^^ »

Moi : « -__-' Merde alors... »

Bill : « Bah merci >_< »

Moi : « Bah... de rien xD M'enfin, c'est toujours mieux que d'être relié à celui de ton double. »

Bill : « Je confirme ! »

Je le fixe. Lui aussi. Un timide sourire se dessine sur ses lèvres. Je lui rends. J'aime ses moments là. Ou personne ne parle. Ou tout est calme, silencieux. A part Tom qui ronfle. Nos regards se dirigent vers lui. Il dort la bouche ouverte. Trop sexy sexy. Si leurs fans le voyaient comme ça... xD. Sa cote de popularité en prendrait un coup. Bill secoue la tête. L'air de dire « On le changera jamais ». Mais moi, j'ai pas envie qu'il change. Ni lui, ni eux. Jamais. Je veux qu'ils restent ce qu'ils sont aujourd'hui. Soudain, une vague de peur m'envahit. Si ce monde leur faisait tourner la tête ? Et s'ils devenaient ce que je ne veux pas qu'ils deviennent ? Et si... Et si...
Une quantité de questions se ballade devant mes yeux. Pour toute réponse, je me contente d'observer Bill. Son regard est attiré par l'extérieur. Je le sens nostalgique. Et fatigué. Il sait surement ce qui l'attend. Il sait ce qu'il va devoir affronter durant ces quelques jours. Et je ne sais pas s'il est prêt. Mais je ferais de mon mieux pour être à ses côtés. Quoi qu'il advienne. Une larme perle au coin de mes yeux. Sans raison particulière. Enfin si. J'ai peur. Y'a 2 minutes, j'en avais pas conscience. Maintenant si. Elle roule le long de ma joue. Et finie dans le creux de mon cou. Il se tourne vers moi. M'observe. Me regarde. Ses yeux essayent de me dire quelque chose. Mais pour une fois, je ne les comprends pas. Il se lève. Vient vers moi. Je lui fais une petite place et il s'assoit. Ses bras m'entourent. Sa tête se pose sur mon épaule. Il a peur lui aussi. Je le sens. Je le sais.

Bill : « Ne t'inquiètes pas, me murmure-t-il tout bas, tout ira bien. »

Moi : « Comment veux tu que je te crois si tu n'en es même pas persuadé toi-même ? »

Ma question le déstabilise. Il ne répond pas. Normal, il connaît la réponse mais ne veux pas l'avouer. Nan, il ne croit pas à ses paroles. Il sait que je le sais. Nous le savons tous les deux. Je sais que cette tournée se passera bien. Les ennuis ne sont pas encore au rendez vous. Mais ils ne manqueront pas d'arriver. Combien de jours de répit nous reste-t-il ? Un mois ? Deux mois ? Six ? Seul le temps nous le dira.
Pour l'instant, je savoure ces moments de calme. Oui, j'en profite. Consciente qu'ils ne dureront pas.
Bill caresse le dos de ma main. Il n'a toujours pas répondu. Il relève sa tête. Plonge ses yeux dans les miens. Nos têtes ne sont qu'à quelques centimètres. Ils s'amenuisent. La distance se réduit. Ca devait arriver. Un jour où l'autre. Le destin a voulu que ce soit lui. Pas son double. Ses lèvres hésitantes frôlent les miennes. Il ne sait pas quoi faire. Alors je prends les devant. J'en ai envie. Tout comme lui. Mes lèvres se scellent au siennes. Nous. Les meilleurs amis. Qui l'aurait cru ? Je repense à notre enfance. A toutes les conneries faites et dites. On vient de dépasser ce stade. A présent, nous sommes plus que des meilleurs amis. Les autres l'ignorent encore. Mais pour nous tout est clair. Ses lèvres me donnent le tournis. Elles me donnent des frissons. Mon c½ur est rempli de papillons battant des ailes à l'unisson. Ca chatouille. Sa main attrape ma nuque pour me ramener encore plus prêt de lui.
Je sens sa langue s'immiscer dans ma bouche. Elle cherche la mienne. Qui ne se fait pas prier pour la rejoindre. Notre premier baiser est magique, beau, sincère. Je détache ma bouche de la sienne. Prends son visage entre mes mains. Le regarde. Intensément. Mystérieusement. Il sourit. Moi aussi. L'intensité de son regard me trouble. On dit rien. On se regarde. Pendant de longues minutes. Puis il renouvelle l'expérience. Ca tombe bien. J'étais déjà en manque. Son baiser est encore plus doux que le premier. Je sens qu'il tient encore à garder une certaine distance. Mais ses sentiments sont là. Tous comme les miens.
Au final, peut être que toutes ces habitudes, tous ces rituels n'étaient qu'une succession de signes. Une promesse d'un avenir complice... et amoureux. Sauf que nous, on a rien vu venir. On était persuadés de se comporter en meilleurs amis. Sauf que tout ça n'était qu'une illusion. Finalement, nos gestes étaient une retranscription de notre inconscient. Je me love dans ses bras. Avec un sentiment nouveau. Celui de l'amour. Certes, mes sentiments à son égard sont encore flous. Mais je les ressens. Ses bras, son corps, tout son être, sont une nouvelle sensation. J'ai l'impression de le redécouvrir d'un autre point de vue, d'une autre manière. Il faut que je les réapprenne. En tant que petite amie. « Petite amie ». Nouveau mot dans mon vocabulaire. Il me serre. Toujours plus fort.

Bill : « Les obstacles, les ennuis, les problèmes, je veux les affronter avec toi. Tu as toujours eu beaucoup d'importance pour moi. »

Moi : « Tu peux compter sur moi. »

Il désigne les dormeurs du menton.

Bill : « Et avec eux aussi. Tom, mon double. Gé', Gus', mes meilleurs amis. Regarde-les, on dirait des marmottes. »

Moi : « Et Tom... un débile xD »

Je suis avec les Tokio Hotel, dans un bus direction Clermont Ferrand. Je suis dans les bras de Bill Kaulitz, entourée par Tom Kaulitz, Gustav Schäfer et Georg Listing. Moi, c'est Héléa tout court. Accessoirement, je suis meilleure amie et petite amie des Kaulitz. Personne ne me voit. Personne ne me connait. Et pourtant, je suis là. Avec eux.

Tout va bien pour l'instant. Oui. Pour l'instant.

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Nouveau chapitre. =D
Alors, qu'en avez-vous pensé?

Moment / Réplique préférée?

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 10:09

Modifié le vendredi 13 février 2009 06:44

Kapitel 4 #_

Kapitel 4 #_


J'ai l'impression que jamais nous n'arriverons. Le trajet me semble si long... Même dans les bras du plus célèbre des chanteurs de rock du moment. J'enchaine les films à l'eau de rose. Je tente quelques parties de Playstation, mais mon statut de fille a vite fait de me rattraper. Alors je tourne en rond. Enfin en rectangle étant donné que je suis dans un bus. Bill écrit dans son cahier. Il doit être inspiré. Je me contente de lui jeter quelques coups d'½il de temps en temps. Je sais qu'il n'aime pas être dérangé dans ses périodes de concentration. Il n'accepte pas qu'on le regarde. Et encore moins qu'on lui parle. Alors je respecte. Et vais jouer plus loin. Tom, Gus' et Gé' se réveillent peu après. A ce moment là, une bouffée de stress me submerge. Je me couche dans le lit de Bill, tire le rideau afin de me donner un peu d'intimité. Et me roule en boule. L'appréhension de la vérité me fait douter. Et si les autres n'acceptaient pas ? Nan. Arrête. Ne recommence pas. Pas comme avant. Pas comme quand tu doutais de toi. Je me répète inlassablement que cette fois ci sera différente. Pas comme quand j'étais avec « lui ».Théo.
Un prénom. Une histoire. Une douleur.
Ce mec a fait de ma vie un enfer. Certes, mes jumeaux m'ont soutenue. Et c'est grâce à eux si je suis sortie de tout ça. Je l'aimais démesurément. J'aurais donné ma vie pour lui. Un amour de jeunesse. Mais un amour qui a failli me tuer. On est resté 2 ans ensemble. Je l'ai rencontré au lycée. Je ne l'ai plus quitté. Il avait presque réussi à se mettre entre « nous ». Il m'a coupé petit à petit du monde. Sauf d'eux. Mais il était jaloux. Jaloux de nous. De notre relation. De notre amitié. Il m'a interdit de les revoir. Pas tant que nous serions ensemble. Mais j'étais connue pour enfreindre les règles. Je prétextais de vulgaires rendez vous pour lui échapper. Et ainsi être avec eux. Tom ne le supportait plus. Lui aussi était jaloux, comme son jumeau. Ils ne voulaient pas me partager. Surtout pas avec lui. Si encore il m'avait rendu heureuse... Alors, ils m'auraient donné leur bénédiction. Mais ce n'était pas le cas. Notre quotidien était fait de disputes, de vulgarité, de stress, bref, ce n'était pas une vie. Je me détruisais petit à petit dans cet amour qui ne m'apportait rien. Et pourtant, je continuais. Inlassablement. Jusqu'au jour où Théo avait essayé de lever la main sur moi. J'étais partie de chez lui. Direction les jumeaux. Je leur avais tout raconté. Jusqu'au moindre détail. Alors Tom avait décidé d'aller le voir. Il avait régler ses comptes. En employant la manière forte. Je ne sus jamais ce qu'il s'était passé. Tom n'a pas voulu m'en parler. Il m'a juste dit d'oublier. Alors c'est ce que j'ai fait. Avec leur aide. Et je suis là aujourd'hui.
Le rideau s'ouvre et laisse apparaître mon hérisson préféré. Il me sourit. Il s'assoit sur son lit. Et s'allonge. Sa tête se pose sur mon ventre. Je caresse ses cheveux. Je les aime. Ils me fascinent.

Bill : « Qu'est ce que tu fais ? » me dit-il en levant les yeux vers moi.

Moi : « Rien. »

Bill : « Super intéressant ! »

Moi : « T'as vu ça. »

Mon ton était sec. Il savait ce que j'avais. Et il faisait exprès de ne pas le remarquer. Surement pour me mettre face à mes craintes. Il ne pourra les résoudre à ma place toute ma vie, j'en suis consciente.

Bill : « Pourquoi t'as peur comme ça ? Tu crois vraiment qu'ils désapprouveraient notre relation ? Réfléchis deux secondes. »

Moi : « Je fais que ça de réfléchir. »

Bill : « T'es nulle ! =) »

Moi : « Je sais. »

Il se met sur ses avant bras. Et m'embrasse. Rien que le contact de ses lèvres sur les miennes me redonne du courage. Merci. Il a raison. Pourquoi « eux » n'accepteraient pas que nous soyons en couple ? Bill trouve toujours les mots. Ou les gestes. Il sait ce qui m'apaise, m'énerve, me stresse... Il me connait par c½ur. Il se lève, et me prend par la main. Nos doigts s'entrelacent. La chaleur de ceux-ci réchauffe mon c½ur, plus léger à présent.
Nous nous rapprochons d'eux. Instinctivement, je serre un peu plus sa main. Pour me donner du courage. J'ai toujours été peureuse. Et c'est pas maintenant que ça va changer. Ils sont toujours dans le lounge. Nous arrivons bientôt à Clermont Ferrand. Bill s'assois dans un fauteuil. Et me ramène contre lui. Je m'assois à mon tour sur ses genoux. Je rougis. Je le sens. Pas encore tout à fait habituée à ce nouveau rôle de petite amie. J'ai surtout peur du regard de Tom. De ce qu'il va penser.
Ca y est. Il tourne sa tête dans notre direction. J'aimerai m'enfoncer dans un trou de souris et ne plus jamais sortir. Il ouvre la bouche. La referme. Ses yeux descendent jusqu'à nos mains. Enlacées. Il comprend. Je n'arrive pas à décrypter son regard. Ses yeux croisent ceux de Bill. Et s'arrêtent.

Tom : « Enfin. »

Il ne m'a fallu qu'un seul mot pour me sentir à nouveau à l'aise. Celui là. Même s'il ne m'était pas directement adressé.

Tom : « Depuis le temps qu'elle te plait... »

Bill : « Ouais bon, c'est bon :p On va pas épiloguer la dessus pendant 30 ans non plus ! »

Gustav : « Ah mais... Vous êtes Zusammen ? Together ? Ensemble ? %) »

Moi : « Tu vas nous le faire dans toutes les langues ? xD »

Gustav : « Et alors, je fais ce que je veux na ! »

Georg : « Bwef, content pour vous ! Vous vous tourniez autour depuis tellement longtemps... Enfin c'est fait. Et nous sortez plus le coup du « Ohh mais nan, nous ne sommes QU'AMIS » parce que c'est mort, y'a personne qui y croyait ! »

Moi : « Heu... Ouais, on y pensera la prochaine fois ».

Je retrouve ma bonne humeur de d'habitude. Les garçons n'ont rien dit. Maintenant, je peux profiter de Bill en toute tranquillité. Enfin, seulement lorsque nous sommes entre nous. Je réalise que dès que nous franchirons les portes du bus, nos mains se sépareront, nos corps aussi. Comme d'habitude, je vais faire bande à part, le temps de passer près des fans. Elles connaissent mon existence. Même si elles ne l'approuvent pas forcément, elle la tolère. Comme si elles pouvaient décider... Mais les garçons et David ne préfèrent pas que je m'expose de trop. Encore moins maintenant. Parfois, je m'amuse à lire des blogs où des forums. Pour passer le temps. Je fais parler. Beaucoup. Elles me prêtent toutes une liaison avec Georg. LOL. Apparemment, des photos circuleraient. Tant mieux. Ca me fait une super couverture. Qu'on s'acharne sur quelque chose de faux. Et qu'on ne m'embête pas.

Tom : « On arriiiiive !! A moi les Françaises ! On a des meet & greet de prévus ? »

Moi : « Oui, je crois que vous en avez à quasiment chaque date. Il faudra que je regarde. »

C'est moi qui suis chargée d'accueillir les filles qui gagnent les concours pour rencontrer les garçons. Alors je dispose des plannings avec les horaires, le nombre de personnes... Je dois tout gérer. Une lourde tâche. Mais que je maîtrise.

Tom : « Tant mieux. Je vais pouvoir draguer un peu. Ca fait longtemps que j'ai pas pratiqué ma technique supra efficace! Pis maintenant, vu que t'es avec mon frère, c'est mort pour tester mes capacités sur toi... =D »

Bill : « Je confirme ! »

Moi : « Nan mais ça va, je suis pas un cobaye non plus! xD»

Gustav : « On parie que tu fais chou blanc Tom ? »

Tom : « Je relève le défi ! »

Georg : « Ca risque d'être intéressant. Gus', je crois que t'as été suicidaire de parier sur ça. Tu sais très bien que Tom ramène TOUJOURS une fille quand il veut. »

Gustav : « Ouais mais là je le sens mal ! :p On parie quoi ? »

Tom : « Heuu... J'sais pas trop. »

Moi : « Celui qui perd doit courir en calbute dans les backstages... xD »

Tom : « Bon bah Gus', je crois que tu peux déjà te dessaper vieux ! »

Gus : « C'est ce qu'on verra ! »

Tandis que nous parlons, le Tour Bus entre en ville. Comme d'habitude, pour moi, c'est le signal. J'embrasse Bill et me dégage de son étreinte. Je monte à l'étage, et me recouche dans son lit. Il faut éviter que les fans approchant du bus ne me vois. Même si les vitres sont teintées, j'ai ordre de ne pas sortir du lit tant que le bus n'est pas garer dans le parking de l'hôtel. Les garçons, eux, sont restés en bas, autour de la table afin de montrer aux centaines de filles à l'extérieur qu'ils sont bien présents. Tom est surexcité, il en a déjà repérer quelques unes. Je l'entends dire aux autres « hé, matez moi celle là... Elle a une paire de nichons !! Faus ABSOLUEMENT que je la retrouve à la fin du concert... ». -__-' WARNING WARNING, boulet en action ! Les fans se mettent à taper sur le bus. Sans doute pour manifester leur présence. On a compris que vous êtes là... Comme d'habitude, elles en font trop. C'est normal chez les françaises. C'est leur signe de fabrique. Espérons juste qu'il n'y aura pas de bagarre en backstages. Le bus s'arrête devant l'hôtel. Les garçons se préparent à sortir. Tom réajuste sa casquette. Bill sa veste, Georg ses cheveux et Gustav son short. Bill vient me faire un dernier petit bisou.

Bill : « A tout de suite... »

Moi : « Ouais, si tu rentres dans l'hôtel vivant. »

Bill : « xD T'inquiètes pas va ! Et attends-moi dans ma chambre. »

Moi : « Bah t'auras qu'à venir me chercher dans la mienne, parce que je vais commencer à défaire mes valises. »

Bill : « D'accord. Bon, je pense qu'on en a pour 30 minutes... »

Je regarde ma montre. Elle indique 19 heures.

Moi : « Autant que ça ? »

Bill : « Ben oui, faut bien se prêter au jeu de la dédicace de temps en temps. ;-) »

Moi : « Mouais... »

Bill : « Tu serais pas jalouse par hasard ? xD »

Moi : « Nan... tu crois ? »

Bill arbore un sourire moqueur. Il me dépose un chaste bisou sur la joue et descend en bas. Les portes du bus font un « pchhhhhhhhhh » preuve de leur ouverture. Des cris me parviennent. Puis ils s'étouffent.
Ca y'est. Ils sont sortis. La soirée promet d'être longue. Très longue.
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Je continue à remettre un peu d'ordre dans cette fiction. :)

Qu'avez vous pensé de ce passage?
Moment / Réplique favorite?

Bisouuux.

# Posté le samedi 20 septembre 2008 20:55

Modifié le vendredi 13 février 2009 11:49

Kapitel 5 #_

Kapitel 5 #_


20h... Et toujours pas là... Mes valises sont défaites depuis longtemps. Et je suis assise, sur mon lit, observant la chambre dans laquelle je me trouve. Comme d'habitude, elle est magnifique. Comme d'habitude, je dors dans le luxe, qui fait maintenant parti de mon quotidien. J'entends des bruits venant de dehors. Mais ils ne m'atteignent pas dans ce genre d'endroit. Ici, je suis comme coupée du monde. Ou bien, c'est le monde qui est coupé de moi. Bref. On s'en fout. Tout ce que je sais, c'est qu'ils ont une heure de retard. Une dédicace ne peut pas durer aussi longtemps. Surtout pas avec eux. Bien qu'ils aiment ça. Mais David n'est jamais d'accord. Ils se contentent de se pavaner l'espace de 10 minutes. Puis ils re-rentrent dans l'hôtel. Et les masques tombent. Ils laissent leurs sourires à la porte. Ils sont fatigués. En général, c'est à peine s'ils me décrochent un mot. Alors je me contente de suivre Bill. Et je vais me coucher.
Cette fois, c'est différent. Première « vraie » date en France. Alors peut être ont-ils fait un effort ?

Le temps passe. 22 heures. Et aucun bruit dans l'hôtel. A part ceux de la ville, du « monde extérieur ». Je suis fatiguée par la route. Alors je me dirige dans la salle de bain. Et prend une douche. Je laisse couler l'eau chaude sur ma peau, et j'attends. Rien de spécial. Nan. Rien du tout. Je reste 20 minutes comme ça, immobile, mes cheveux devant les yeux. Je ne sens même pas la chaleur de l'eau sur ma peau, tant mon esprit est occupé à vagabonder ailleurs. Quand je redescends enfin sur Terre, je m'aperçois que ma peau a rougi sous le coup de la chaleur. Je m'empare de la serviette, et l'enroule autour de moi. Un miroir me fait face. J'y attarde mon regard. Une fille s'y reflète. Je crois que c'est moi. Mais j'en suis pas sur. Tellement de choses changent en ce moment que je ne serais pas étonnée de ne pas être ce reflet dans le miroir. Bref. J'évite de lui accorder trop d'importance, et enfile ma nuisette. Je n'ai même pas pris le temps de manger. Le voyage m'a trop fatigué. Alors je me dirige vers le lit « King size » et me glisse sous les draps glacés. Des frissons me parcourent. Et mes dents s'entrechoquent. Gott que ce lit est froid. Et Bill qui n'est même pas là. Je préfère ne pas y penser, et ferme mes yeux, me concentrant sur des souvenirs, afin de m'endormir plus vite.
Bill et Tom dans la piscine, l'été de nos 12 ans. Le dernier été passé ensemble avant que tout ne change définitivement. Ce jour là, nous avions passé toute la journée dehors, et dormi dans le jardin... Aujourd'hui, nous dormons dans le luxe et les lits « King Size ». Tout a changé. Je regrette tellement cette époque d'insouciance. Mais les regrets sont inutiles. Autant tirer un trait sur le passé puisque rien ne sera plus jamais comme avant. Mes yeux se ferment. Les bruits cessent. Je sombre dans les bras de Morphée. Il était tant.
Mais je dors mal, car « il » n'est pas près de moi. Alors je me tourne et me retourne dans ce lit bien trop grand pour moi. Intérieurement, je lui en veux de me laisser dormir seule, alors qu'il sait que pour dormir, j'ai besoin de sa présence. Je dors par intermittence. Je regarde sans cesse le petit réveil posé sur la table de nuit. Ses chiffres rouges éclairent la pièce, et je me sens oppressée. Cette chambre a beau être luxueuse, elle n'en reste pas moins impersonnelle et froide. Alors je me redresse, relève mon oreiller et m'y appuie. Il est 1 heure du matin et mon premier réflexe : allumer la télé. C'est ce que fait toute personne ne sachant pas quoi faire. Sauf que les programmes télé se résument à du cul, du cul et encore du cul. Je presse le bouton off de la télécommande, je croise mes bras et attends. Une habitude avec eux. Ils doivent être avec David. Sachant que le concert à lieu demain soir, il doit s'assurer que tout va bien. Il doit être hyper stressé. Pour lui, il est important que tout soit parfait car avec le groupe, il sait qu'il n'a pas le droit à l'erreur. Alors il s'empêche de vivre et de penser à lui, se concentrant uniquement sur eux. Parfois, on parle tous les deux. Et il me semble normal. Mais ces moments sont rares. Cependant, à chaque fois que nous sommes seuls, il est toujours en alerte, et garde son portable à la main. Au fond, il n'est pas méchant. Mais il impose des directives et des obligations non négociables soi disant « pour leur bien »... ou pas. Je ne suis pas d'accord avec la plupart de ses choix, mais je n'ai pas mon mot à dire, car après tout, je ne suis que la meilleure amie des Kaulitz.
Pourtant, j'ai un fort caractère Je ne me suis presque jamais laissé marcher sur les pieds... sauf par Théo. Alors des fois, j'ai envie de hurler sur David et de le traiter de connard. Juste parce qu'il est entrain de les changer. Changements bénins je vous l'accorde. Changements que moi seule peut percevoir. Je prends comme exemple Tom. Sur le « Schrei Tour », monsieur n'avait qu'une seule guitare. Maintenant, il en a 4. « Parce que ça fait plus pro » dit-il. Hum... ou pas. Il gueule sur le staff quand elles ne sont pas rangées. Il ne prend même plus la peine de le faire soi même. Au lieu de ça, il s'enquille du Red Bull en loge.
Mais je laisse couler. Il ne faut rien leur dire la veille d'un concert, et surtout pas celui la. Demain matin, je prendrai connaissance du planning de la journée, avec le meet & greet. Et tout recommencera comme avant. A la différence qu'ici... Ce sont les Françaises. Et je les déteste pas avance.

La poignée de la porte tourne. Je me recouche et me met dos à lui. Je l'entends qui balance les clés sur le petit meuble. Il se déchausse. Et file à la salle de bain. Pendant 30 minutes. Une fois prêt, il vient s'allonger et cherche ma main. Il la saisit. Mais je la retire précipitamment. Et la met sous mon oreiller. Il ne comprend pas. Je le sens remuer.

Bill : « Qu'est ce qui se passe ? »

Moi : « Il est quelle heure là ? »

Bill : « Bah, 1h45 pourquoi ? »

Moi : « Hum... Je sais pas. Tu devais rentrer à quelle heure ? »

Bill : « Commence pas. Tu me saoules. J'suis célèbre, et dans ce milieu, on fait pas toujours ce qu'on veut. Faut commencer à t'y habituer. »

Ses paroles me blessent. « Tu me saoules ». 3 mots. Qui prennent plus d'importance que n'importe quel autre. Et puis, je sens ses fesses contre les miennes. Il s'est tourné. Pas une excuse. Pas un bisou. Je repousse les couvertures, enfile une veste et me dirige vers la porte. Il s'appuie sur ses avant bras.

Bill : « Où tu vas ? »

Moi : « Ailleurs, là où tu n'es pas. »

Il n'a pas le temps de répondre que je suis déjà sortie. Instinctivement, je me dirige vers la seule personne capable de me remonter le moral : Tom.
Je frappe quelques coups secs à la porte. Un dreadeux dans les vapes vient m'ouvrir, après 3 bonnes minutes. Il est couché depuis bien plus longtemps que son frère. Il n'a pas besoin d'autant de préparation pour aller dormir. Il me fait face, une lueur d'incompréhension dans les yeux.

Tom : « Putain, Léna, il est presque deux heures du mat'. Tu fous quoi ? »

Moi : « J'peux entrer ? »

Tom : « Euh... »

Je ne lui laisse pas le temps de répondre et passe la porte. A l'inverse de ce que je pensais, sa chambre est rangée. Seules quelques valises sont ouvertes de ci de là. Notamment celle avec ses 12.785 casquettes. Je me demande ce qu'il en fait. Je suis sur qu'il y en a pleins qu'il n'a jamais porté. Les draps de son lit sont froissés, preuve qu'il y était il y a encore quelques minutes. Je parcours sa chambre des yeux. Je ne sais pas très bien ce que je fais ici. Mes yeux sont embués de larmes, sans réelle raison. Si, la frustration. Le fait d'avoir été rejetée. Finalement, je regrette d'être venue. Je m'apprête à faire demi-tour quand Tom se place derrière moi.

Tom : « Que se passe-t-il ? Pourquoi t'es venue ? »

Moi : « J'sais pas Tom. Je sais pas ce que je fous ici. Ton frère vient de m'envoyer chier. Alors je me suis dit qu'au moins avec toi, j'me prendrais pas de sales réflexions dans la tronche. J'peux dormir ici s'il te plaît ?

Tom : « Ouais, bien sur. Mais il s'est passé quoi ? »

Moi : « J'ai pas très envie d'en parler Tommi. Juste que ton frère est un débile profond. »

Il rigole. J'aime ce rire sincère. Vrai. Ces sourires qu'il m'adresse. Je sais qu'il ne se force pas. Qu'il ne fait pas semblant. Je chéris ces moments là. J'en profite. L'innocence sur son visage. L'espièglerie dans ses yeux. Mais aussi sa sensibilité. Sa nostalgie. Son bonheur. Lui.
Il se recouche. Et moi, je préfère me mettre dans le fauteuil. Je me roule en boule. Il se relève, et vient me couvrir avec l'une de ses vestes. Il me dépose un léger bisou sur le front. Tourne les talons. Eteint la lumière. Je calle ma tête sur l'accoudoir et ferme les yeux. Durant la nuit, il remue faiblement. Je l'entends se lever. Je ne dors pas. Je fais semblant. Je le sens près de moi. Sa main sur ma joue. Ses doigts sur mes épaules. Son souffle sur mon cou.

Tom : « Si tu savais comme... Nan. Rien. Laisse tomber. T'as pas besoin de savoir tout ça. Protège mon frère. Aime-le. Sois la pour lui. C'est tout ce que j'ai à dire.

Sa voix n'est qu'un murmure dans le silence de la pièce. Je le sentais près à me dire quelque chose. Mais il a renoncé. Au lieu de ça, il va dans la salle de bain. J'ouvre les yeux. Je le sais à quelques mètres de moi. Pourquoi est-il venu me parler en plein milieu de la nuit ? Ses paroles me troublent. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
J'arrive encore moins à dormir maintenant. Et le voilà qui ressort. En boxer. Une serviette autour du cou. Il s'en saisit pour se sécher les cheveux. Ses dreads mouillées gouttent par terre. Des petits bruits sourds se font entendre –les gouttes d'eau sur la moquette. Il me regarde. Sa main reste suspendue au dessus de ses dreads.

Tom : « Bah... Tu dors pas ? »

Moi : « Nan, j'y arrive pas. Tommi... Ca t'arrives souvent de prendre une douche en plein milieu de la nuit ? xD »

Tom : « Hum... Ouais. Assez en fait. Tu permets j'enfile un tee shirt ? »

Moi : « Oui, vas-y. »

J'ai le réflexe de me tourner. Par pudeur. Pourtant, on se connaît depuis nos 6 ans. J'sais pas. J'me dis que c'est pas mon mec. Alors, j'ai pas à voir.

Tom : « Depuis quand tu te retournes quand je met un tee shirt ? »

Moi : « Bah... »

Tom : « ... Depuis que t'es avec mon frère. Ouais. Question conne. Excuse. »

Moi : « Nan mais... »

Tom : « Bon, désolé, si tu permets, je retourne me coucher. La douche m'a fatigué. Bonne nuit Léna. »

Moi : « Bonne nuit Tomi. »

Il me tourne le dos. Et je reste seule. Debout. Au milieu de la pièce. Je retourne dans mon fauteuil. Je regrette que Bill ne soit pas venu me chercher. Surtout qu'il sait où je suis. Chez son jumeau. Chez cet être qui lui ressemble en bien des points. Mais qui est pourtant si différent. Et pour la première fois depuis bien longtemps, je me sens très seule. Dans mon petit fauteuil. Seule et triste. Tom n'a pas eu l'effet apaisant qu'il a sur moi d'habitude. Je suis dans une ville inconnue. Dans un hôtel inconnu. Dans une chambre inconnue. Avec une personne connue. Peut être trop d'ailleurs.

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Alors Alors?

Quelles sont vos Impressions sur ce chapitre?

Merci à ceux qui me suivent!


Bisouuus.

# Posté le mercredi 15 octobre 2008 06:00

Modifié le vendredi 13 février 2009 12:03